Nathalie BESSIERE-MOYSSET

PSYCHOLOGUE CLINICIENNE
Intervention en méditation de pleine conscience

Deux cabinets en Aveyron : La Cavalerie et Saint-Affrique

Pleine conscience :
pratique en Sud-Aveyron

 

Les journées de soutien
de la pratique

Pratiquer seul au quotidien peut devenir difficile et il nous est parfois utile d’avoir un lieu où pratiquer ensemble et se questionner sur sa pratique.

Ces journées sont faites pour ça. Elles s’adressent aux personnes ayant suivi un cycle MBSR ou MBCT ou aux personnes inscrites aux ateliers découvertes et ayant une pratique régulière de la méditation.

Déroulée d’une journée type :
9h30 : accueil des participants et collation
10h - 12h : pratique dans différentes posture
12h - 13h : déjeuner en silence (dans l’espace dédié ou à l’extérieur)
13h30 - 15h 30: pratique dans différentes posture
15h30 - 16h : échange libre

Ces journées se pratique en silence. Un temps d’échange libre est organisé en fin de journée.

Planning en cours pour 2019...

Information au 06 14 76 96 10.

Ateliers de méditation
en pleine conscience
TOUS LES VENDREDIS

Dans le cadre des activités proposées
par l’association BAOBAB,
j’anime des ateliers de découverte
de la méditation de pleine conscience.

Ces ateliers ont lieu
tous les vendredis de 17h à 18h30

à SAINT-AFFRIQUE à la salle BAOBAB
au 2, bd Victor Hugo.

Inscription et information
au 06 14 76 96 10.
Premier atelier gratuit.

Tarifs : 15€ la séance, 50€ les 5 séances,
adhésion à l'association Baobab 10€.

1arbreOn peut envisager la pratique de la méditation comme celle d’un sport. Pourquoi cette comparaison ? Ça va demander un entraînement, des exercices, des efforts, de la persévérance. Nous n’allons pas forcément en percevoir les bénéfices tout de suite de façon évidente. Ça peut même être frustrant, inconfortable. La persévérance va nous permettre de repérer dans notre quotidien une certaine amélioration, un mieux être, une qualité de vie qui s’améliore. Comme pour le sport, seule une pratique régulière permet de maintenir des acquis et d’avoir une certaine aisance. Sans régularité, les bénéfices s’estompent, les vieilles habitudes se réinstallent rapidement.

Deux grandes catégories de pratiques, formelle et informelle :

- la pratique formelle : correspond à des exercices d’entraînement sur un temps donné, avec ou sans support.

- la pratique informelle : qui consiste à prêter régulièrement attention aux gestes du quotidien, à intégrer la méditation dans mon quotidien. Cette pratique informelle est magnifiquement illustrée par cette citation de Jon Kabat-Zinn, in Méditer 108 leçons de pleine conscience « Quand vous prenez une douche, vérifiez que vous êtes bien sous la douche. Il se peut que vous soyez déjà à une réunion de travail. Peut-être même que la réunion toute entière est dans la douche avec vous ».

Une troisième pratique : pratique de la pause méditative ; qui peut être très courte 3 à 5 minutes, c’est une pratique formelle de quelques minutes dans le flots des événements de ma vie et qui va me permettre de me recentrer, de me positionner en prenant conscience de mon état physique de fatigue, émotionnel… Je me pose la question Avec quoi je pars ? Quelle émotion ? Avec quoi je vais à cette réunion ? Avec quel bagages j’avance ? Qu’est-ce qu’il y a dans mon sac à dos ?

Ces différentes pratiques sont enseignées dans un cycle d’entraînement mis au point par Jon Kabat-Zinn. Il s’agit du protocole MBSR (= Réduction du Stress Basé sur la Mindfulness). Ce protocole a largement fait ses preuves dans le monde entier depuis sa création dans les années 80. Il vise à la réduction du stress.

Créé en 1995 par Zindel Segal, John Teasdale et Mark William, tous trois docteur en psychologie, le programme MBCT fut adapté à partir du programme MBSR. Il combine ces pratiques méditatives à des outils de thérapie cognitive qui aident à se centrer sur l’instant présent.
Le programme MBCT a une visée thérapeutique.

 

 

La méditation de pleine conscience

accueil

La pleine conscience ou mindfulness est un état de conscience spécifique que l’on retrouve à la base des différents courants de méditation bouddhiste. La pratique de la méditation est issue de traditions millénaires. Elle a été importée dans le monde de la psychologie scientifique dans les années 80 par Jon Kabat-Zinn, professeur américain de médecine (1979 : création de la Mindfulness-Based Stress Reduction Clinic, mondialement connue).

Jon Kabat-Zinn nous en donne cette définition : « La pleine conscience signifie diriger son attention d’une certaine manière, c’est-a-dire délibérément, au moment présent, sans jugement de valeur ». (Où tu vas, tu es. J’ai lu, 2005 )

Cette définition est à la fois la plus simple qui soit et la plus complète. Chaque mot y a son importance. Et nous allons nous y intéresser de plus près.

- Diriger son attention
La pleine conscience est une pratique de l’attention. C’est un entraînement de l’esprit. Cet entraînement vise à développer les capacités de l’esprit à orienter et stabiliser son attention.

- Délibérément
Ce mode de fonctionnement de l’esprit est mis en place volontairement sur un temps donné et nécessite une vigilance active tout au long de la pratique.

- Au moment présent
Il s’agit d’être pleinement conscient, on pourrait dire pleinement présent, de l’instant, de ses pensées, de ses émotions et sensations. Il n’y a pas d’autre intention que d’observer et ressentir simplement ce qui est, sans élaboration verbale et sans se laisser emmener ailleurs par son esprit.

- Sans jugement de valeur
Cette attitude consiste à reconnaître et accepter (étreindre selon Jon Kabat-Zinn) la réalité telle qu’elle est, à l’instant présent. Pour cela, nous devrons nous dégager du mode réactif habituel, c’est-à-dire de nos tendances à juger et à contrôler.

Être juste là conscient et vivre pleinement l’expérience du moment présent. Cette qualité de conscience peut survenir spontanément chez tout être humain. Nous pouvons l’observer chez le tout petit enfant dans sa spontanéité à vivre et à découvrir le monde qui l’entoure et ses ressentis.

 

Ce que la mindfulness n’est pas…

Revenons sur ce que le mot « méditation » peut évoquer en nous. Ici, en mindfulness, il ne s’agit nullement d’une longue et profonde réflexion. Il ne s’agit pas non plus d’une pratique religieuse. Il ne s’agit pas d’être zen ou relaxer. Même si parfois je peux me sentir plus détendu après une pratique de méditation, il y a des fois où ma pratique me permet au contraire de toucher du doigt des points d’inconfort et d’apprendre à vivre avec. Il ne s’agit pas de faire le vide ou de chasser mes pensées. Dans la pratique de Minfulness, je vais prendre conscience du flot incessant de pensées et apprendre à prendre de la distance vis-à-vis d’elles.

Nous cherchons avant tout à développer un outil de régulation attentionnelle et émotionnelle, en dehors de toute forme de croyance.

La mindfulness comme outil….

Outil de régulation attentionnelle et émotionnelle : ça fait vraiment très sérieux, très technique et c’est une réalité. C’est réellement un outil, et qui dit outil dit technique et apprentissage. Au-delà d’un simple entraînement de l’esprit, nous pouvons évidemment envisager combien cette pratique nous ouvre de portes. Elle peut être utilisée dans différents contexte et pour différentes visées ; retrouver la sensation de présence physique, vivre pleinement l’instant présent, réduire le stress et la souffrance, augmenter le contact avec nos valeurs, accompagner une recherche spirituelle ou philosophique..

Les bénéfices de la pleine conscience

Sur le stress
L'entrainement de l'esprit par la méditation de pleine conscience a un impact positif sur la régulation de notre système nerveux autonome. Le programme MBSR nous aide à transformer la relation que nous établissons avec le stress.

Sur la santé
En complément des traitements médicaux et psychologiques traditionnels, il a été démontré que le programme MBSR aide à prendre soin de sa santé.

Sur le bien-être
Quand nous allons bien dans notre vie, nous avons parfois besoin de développer notre qualité de présence au bonheur. Apprendre à le ressentir et en avoir conscience. Faire preuve de gratitude nous relie alors, pleinement à la vie.

Au travail
Le bien-être au travail est un enjeu capital pour l'entreprise. Une étude menée au Québec a démontré que, sur une période de six ans, la pratique de la méditation réduit de 5 à 13% le coût des consultations médicales.

Est-ce que tout le monde peut apprendre à méditer ?

Comme nous l’avons vu précédemment, le mode « être » est l’état naturel des petits enfants : ils vivent pleinement toute expérience avec curiosité, sans se faire tout un dialogue interne sur leur vécu. Avant d’être pensées toutes les choses sont expérimentées directement par nos sens. Dès leur plus jeune âge, nous accompagnons nos enfants dans ce sens de découverte sensorielle.

Par la suite, on peut dire que l’intellect prend le dessus. Nous acquérons des automatismes de pensées analytique et critique.

Le mode « être » est une disposition naturelle présente en chacun de nous depuis toujours. La méditation de pleine conscience va nous permettre de renouer avec cette disposition naturelle et de la développer.
Méditer ce n’est pas une question de capacité mais, à l’âge adulte ou une fois passé la toute petite enfance, c’est une question de volonté.

Vous souhaitez tester vos tendances naturelles à être attentif et conscient du moment présent ?

Le mode "faire et le mode "être"

Dans le mode habituel, notre esprit bavarde continuellement : il élabore à propos du présent, rumine par rapport au passé, s’inquiète par rapport à l’avenir … Il porte également des jugement bien / mal, critique, compare… Il fonctionne sur le mode « faire » = analyse critique, jugement, comparaison, dans le but de résoudre les problèmes que nous rencontrons. Il peut même avoir tendance à créer des problèmes, là où il n’y en a pas.

Le mode « faire »
Le mode « faire » va nous amener à automatiser notre vie en créant des habitudes. C’est ce que nous appelons le « pilotage automatique » .
Le pilotage automatique, c’est ce qui s’enclenche sans que nous nous en rendions compte, quand nous somme présents physiquement et absents mentalement, indisponibles parce que nous ruminons nos soucis.

Le mode « être » = mode « pleine conscience »
Dans ce mode, nous allons cultiver notre capacité à revenir à l’instant présent. Nous allons développer des qualités d’observation du monde extérieur et de soi : sensations corporelles, émotions, pensées. Repérage des fonctionnement en pilotage automatique et des impulsion de réaction, de mise en acte. Le mode « être » implique de rétablir le contact avec nos sens. C’est un mode complètement différent de celui du mode faire.

 

© 2019-2021 Nathalie BESSIERE-MOYSSET Psychologue clinicienne
CONSULTATIONS : 2, boulevard Victor Hugo à SAINT-AFFRIQUE ou  Maison de Santé à LA CAVALERIE
N° ADELI : 12 93 0171 9 (Vous garantit que je possède les diplômes requis à l'exercice de la profession de psychologue)
N° SIRET : 819 328 915 00015

Contact | Mentions légales | Création de Site web